AUDREY HEPBURN NE PORTAIT PAS DE WAYFARER

Comment ça Audrey Hepburn ne portait pas de Wayfarer ? En vous parlant de l’Olympiade du Hipster en début de semaine, ça nous a donné envie de revenir sur l’incontournable modèle de Ray-Ban. Beaucoup d’entre vous doivent déjà savoir d’où viennent ces célèbres paires de lunettes, pour les autres, voici un petit cours de rattrapage avec interro notée en fin d’article.

Si le cultissime modèle Wayfarer de chez Ray-Ban a fait sa petite révolution dans les années 50, il est aujourd’hui autant décrié qu’adulé. Associées au mouvement hipster, ces lunettes sont devenues le fer de lance de ces vilains petits canards, accessoire incontournable avec lequel il vous suffit de vous laisser pousser la moustache pour être immédiatement catalogué en tant que tel. Savoureusement vintage pour certains, dépassées pour d’autres, les Wayfarer restent malgré tout de nos jours un grand classique.

LA RÉVOLUTION WAYFARER CHEZ RAY-BAN

Avant le début des années 50, les lunettes arboraient toutes des montures en métal. Avec la volonté de sortir du pragmatisme de la lunette de soleil – protéger les aviateurs contre les UV –, Ray-Ban décide de lancer un nouveau modèle. En 1952, les Wayfarer sortent des usines et allument la mèche d’une véritable révolution, grâce à leur design mais surtout en raison de leur monture en plastique, marquant un tournant radical avec les montures métalliques vues jusqu’ici.

Le modèle gagne rapidement en popularité dans le milieu du port de la frange et des nantis, traversant ensuite les frontières socio-économiques et culturelles pour atterrir chez les jeunes et les beatniks. A l’origine, Ray-Ban avait designer son modèle pour les hommes, mais la gente féminine prend les devants et tombe amoureuse de sa monture brillante, de son design élégant, convaincue qu’il met en valeur n’importe quelle forme de visage. C’est alors que les Wayfarer font le tour des différents milieux, tout le monde les adopte, des présidents aux femmes au top de la mode en passant par les chanteurs folk.

AUDREY HEPBURN NE PORTAIT PAS DE WAYFARER

 

Au même titre que James Dean pour le t-shirt, c’est lorsque Audrey Hepburn revêt une paire au design proche des Wayfarer dans le film Diamants sur Canapé (Breakfast at Tiffany’s) en 1961 que la Wayfarer explose. Amatrice de diamants, croqueuse d’hommes et new-yorkaise excentrique, le personnage de Holly cache son âme tourmentée derrière cette paire de lunettes, propulsant au plus haut de l’affiche ce type de design.Contrairement à ce qu’il se dit dans certains coins de rues sombres, les lunettes portées par Audrey Hepburn sont un modèle d’Oliver Goldsmith, et non des Wayfarer. Pour les 50 ans du film, en 2011, la maison Oliver Goldsmith réédite d’ailleurs le fameux modèle Manhattan.

C’est alors que les plus « grands » de ce monde adopte le style Wayfarer : Bob Dylan, Andy Warhol, James Dean (tiens, tiens), John Lennon, Marylin Monroe et bien d’autres, consolidant l’aura autour du modèle.

Dans les années 70, les Wayfarer se font un peu oublier, l’ère Disco a eu raison d’elles.

 

LES BOBINES FONT LE SUCCÈS

Les années 80 marquent le retour du modèle de chez Ray-Ban où le cinéma et la télévision vont jouer un rôle clé. Ces bons vieux frères Blues, popularisés par le Saturday Night Live, font de la Wayfarer un des accessoires clés de leur garde-robe, devenue culte aujourd’hui. Durant la totalité du film, les Blues Brothers n’ôteront jamais leurs lunettes de soleil, à l’exception de Jake Blues alors que son ex pointe un lance-roquettes sur son visage, laissant apparaître ainsi son regard de chien de battu. Il fallait bien ça pour s’en sortir.

C’est lorsque Ray-Ban décide de signer quelques contrats pour placer son modèle phare au cinéma et à la télévision que les Wayfarer reprennent du poil de la bête. Entre 1982 et 1987, les lunettes ont été placées dans plus de 60 films et émissions de télévision, de quoi redorer son image.

Mais c’est quand le court sur pattes mais non moins beau gosse Tom Cruise les porte dans le film Risky Business en 1983 que le retour sur investissement est explosif. Les Wayfarer sont cool à nouveau et Ray-Ban a du mal à maintenir les stocks. L’année de la sortie du film, quelques 360 000 paires ont été vendues, contre 18 000 2 ans plus tôt.

La suite, ce sont des apparitions dans Miami Vice ou The Breakfast Club, sur le nez de Madonna, Michael Jackson, les membres de U2, Jack Nicholson, Billy Joel ou encore Anna Wintour.

Les Wayfarer sont définitivement ancrées dans la culture populaire.

LA SUITE, ON LA CONNAÎT

Dans les années 90, le modèle connaît une nouvelle période creuse avec l’apparition du grunge qui préfère les formes plus « enveloppantes » comme les modèles de chez Oakley. Il faudra attendre 2007 pour que les Wayfarer fassent leur grand retour avec notamment l’apparition de nouveaux patterns et de nouvelles palettes de couleur.

ET VOUS, VOUS EN PENSEZ QUOI DES WAYFARER

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