barbe + politique = compatible

Après m’être creusé la tête pour trouver une idée d’article, j’ai tout simplement tapé « barbe et politique » sur Google. A ma grande surprise, je suis tombée sur un article très sérieux, et pour cause, il a été publié sur le site de « l’express ». Dans l’antiquité, la barbe, c’était le top du top, le symbole de puissance, de virilité, de pouvoir, la totale. Aujourd’hui, alors que nous fêtons le centenaire de la Grande Guerre et des Poilus, ce n’est plus tout à fait ça…

Avant, la barbe et la politique allaient de paire. Mais ça, c’était avant.

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Tous, nous avons déjà vu des tableaux, des sculptures à l’effigie des divers rois de France. Très souvent, ils avaient une chose en commun : leur barbe. François Ier illustre parfaitement ce propos puisqu’il a toujours été représenté avec un collier de barbe déjà très entretenu.

A cette époque, le poil est symbole de la virilité, de la domination masculine dans le domaine des pouvoirs publics. Déjà bien avant les rois de France, le poil était, pour les pharaons, un symbole de pouvoir, de telle sorte qu’ils recouraient parfois à des postiches en carton pour donner l’illusion d’avoir une barbe. Encore plus ancien, aucune reproduction des Dieux de l’Olympe, tel que Zeus sans barbe. La barbe était alors réservée aux héros, aux grands hommes, tandis que les simples esclaves étaient rasés, en symbole de leur indignité.

La Révolution barbue interviendra avec Alexandre le Grand, le premier à ne pas porter la barbe, à la laisser aux Gaulois, ces barbares, adeptes des cheveux longs de la barbe.

Si l’on effectue un pas de géant dans l’Histoire, on en vient au Tsar Pierre le Grand qui impose, en 1704, un impôt spécial sur le port de la barbe. Elizabeth I fera de même. La barbe devient donc abordable seulement pour la Noblesse, les simples citoyens ne pouvant tout simplement pas se permettre de payer cet impôt supplémentaire. La barbe est donc un symbole de richesse, de classe et de goût.

Et l’hommage aux poilus, alors ?

Mais alors que cette année, nous fêtons le centenaire de la Grande Guerre et des fameux poilus, qu’en est-il de cette fameuse barbe dans les sphères politiques françaises ?

Depuis Charles de Gaulle, tous nos présidents ont été rasés de près. De Gaulle a abandonné sa célèbre moustache assez rapidement et depuis, ni Pompidou, ni Giscard, ni Mitterrand, ni Chirac, ni Sarkozy, ni Hollande ne se sont affichés avec une belle barbe bien entretenue.

La barbe serait aujourd’hui plutôt un symbole plus ou moins « gauchiste » ou « écolo » comme pourrait en témoigner José Bové ou Fréderic Beigbeder, barbu qui se clame communiste. Adieu la belle barbe symbole du pouvoir de Zeus, il faut aujourd’hui que nos Hommes politique soient imberbes pour éviter les attaques sur leur « laisser-aller ».

Nicolas Sarkozy s’est même dit « libéré » après avoir perdu l’élection présidentielle de 2012 et s’affiche depuis avec la fameuse barbe de 3 jours. Il a même dit « si je me rase, ce sera un signe ». Un signe de quoi, peu importe, comme peut le dire Samir Hammal,  « Il est pourtant un univers où le poil n’est toujours pas le bienvenu, c’est bien celui de la politique. ». Les Hommes politique contemporains ne veulent absolument pas s’afficher aux commandes de la France avec la barbe, quel dommage.

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